Philippe Arnaud - La boîte à chagrins

Philippe Arnaud - ou doit-on l’appeler Alexis Varese comme il aime parfois à le dire - est une homme qui cache bien son jeu. Discret en apparence il devient tout à coup le centre de l’attention, voire de la fascination, lorsque l’on entre dans sa lecture. Avec le personnage du président Bertin, qui fait son apparition ici, Philippe Arnaud fait acte à la fois de sensationnalisme et de truculence. C’est qu’il n’a pas peur des mots ni des genres, le bougre ! Ce premier roman (il s’était jusqu’ici contenté de nouvelles) croise allégrement San Antonio et Christophe Grangé, l’humour le plus iconoclaste à la terreur la plus cynique, tout en offrant la jubilation d’un regard sur les individus que n’aurait pas renié un Leo Mallet et des scènes de bravoure de politique-fiction qui n’ont rien à envier à Clancy ou Eastermann. Des parrains très disparates, certes, mais on ne résiste pas à l’envie d’en adjoindre encore un, le fourmillant italien Pinkett avec qui Arnaud cousine sans le savoir peut-être tant il n’a pas peur de mêler le fantastique à son récit sans que cela ne le fasse déraper outre -mesure. A lire pour le croire, Philippe Arnaud est é à Rabat en 1969 et il a vécu une enfance cosmopolite, de Tahiti au Chili en passant par Nouméa. Installé désormais à Nice il s’intéresse depuis longtemps au polar et s’il a écrit des nouvelles La boîte à chagrins est son premier roman. Peut-être lui a-t-il été inspiré par la Vierge, qu’il dit avoir vue un soir à Gènes, ou peut-être par le Diable, qu’il a croisé prétend-il en plusieurs occasions.




La boîte à chagrins - Résumé

Le Président s’ennuie à l’Elysée. Tant est si bien qu’il a mis en place une double vie. Accessoirement (ou bien est-il accessoirement président ?) le voilà détective. Le détective-président Léon Bertin sur la piste d’un tueur en série qui assassine avec sadisme et imagination selon un plan diabolique. Et qui lance un défi à la police... Dans une course contre la montre où chaque semaine qui passe allonge la liste des victimes, Bertin, entre deux manifs et un remaniement, est décidé à arrêter le monstre. Et il y mettra du sien.
Au passage, on découvrira sous une plume truculente un homme qui aime le vin, les femmes et les bébés, qui aime les voyages, et qui a pour mentor un fantôme étrange et fantasque qui rôde dans les couloirs de l’Elysée, qu’aucun auteur n’avait dépeint jusqu’ici avec autant d’humour iconoclaste.
Bertin président et détective, c’est un président d’aujourd’hui, et c’est un président pour rire. La boîte à chagrins est le premier épisode des aventures du président Bertin. Pourquoi “la boîte à chagrins” si c’est pour rire ? Parce que c’est comme ça que de Gaulle appelait l”Elysée.


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N° ISBN (Libraires) : 2-914264-24-0

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